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D’après les études réalisées par de nombreux organismes officiels et autres institutions, le nombre d’enfants n’étant pas scolarisés dans le monde s’élève à près de 260 millions. Parmi eux, on retrouve 132 millions de filles âgées entre 6 et 17 ans. Au vu de ces chiffres inquiétants, il est essentiel de se poser la question de la place des filles dans l’éducation, à l’échelle mondiale, et plus précisément dans les pays en développement. Retour sur la situation actuelle grâce aux connaissances de Hamida Chatur Kamerhe.

La situation en quelques chiffres

En 2014, on constatait que deux tiers des analphabètes dans le monde étaient de sexe féminin. Ce constat prouve qu’il existe une réelle inégalité en matière d’éducation entre les filles et les garçons, à l’échelle mondiale. Plus de 132 millions de jeunes filles ne disposent d’aucun accès à l’éducation. Parmi elles, on retrouve 35 millions de filles n’ayant même pas accès à l’école primaire. Malheureusement, ce faible accès à l’éducation concerne essentiellement les pays en voie de développement, et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne. En effet, on estime que près de 22 % des enfants vivant en Afrique subsaharienne ne sont pas scolarisés, et les filles représentent, de ce fait, une majorité de ces enfants.

Quel avenir pour l’éducation des filles dans les pays en développement ?

Si l’on compare les chiffres datant du début des années 2000 et les chiffres actuels, il semblerait que la situation tende à s’améliorer progressivement. On note une augmentation de près de 20 % du taux de scolarisation des filles dans les pays en développement depuis 2002. Par ailleurs, les pays où les inégalités de genre en matière d’éducation sont les plus élevés, auraient beaucoup à gagner en diminuant leur écart entre filles et garçons. En effet, en scolarisant davantage les filles, les études démontrent que cela aurait un impact économique de taille pour tout pays en voie de développement. Par conséquent, la scolarisation des filles engendrerait un plus fort emploi et donc un produit intérieur brut plus élevé.